Chez Bilal Chrif, où le mouvement semble taillé à même la couleur, la question cette fois-ci

pourrait être: quelle est sa disposition générale, son état d’esprit de départ face à la toile ?

Image extérieure rejoignant l’intérieur, pour établir une nouvelle image ? Chaque toile

semble questionner sa propre vision. Ses marques, à l’existence répétitive et fugace,

rappellent étonnement celles d’un grand peintre nordique, Per Kerkeby, elles donnent à

penser sur le peu d’importance d’une origine particulière (géographique) en ouvrant

l’universalité d’un regard libre. Le travail  de Chrif semble empreint d’une simplicité

lumineuse, presque enfantine, faite de jeux d’enfouissement et  d’extraction simultanés. Son

art serait une réplique de celui de Kerkeby- dans le sens ‘dialogue’- donc réponse pour Chrif

et comme Kerkeby l’identifie, c’est-à-dire un art, de peindre en «mettant le nez sur les

détails» ?

Sabah pour la Galerie Rê, le 24 juin 2009.

Seguir

Get every new post delivered to your Inbox.